1 900 salariés virés chez Xbox et Activision… L’avenir de votre console préférée est-il menacé ?

Coup de tonnerre dans l’industrie du jeu vidéo. Microsoft vient d’annoncer le licenciement de 1.900 employés de sa filiale Xbox et du studio Activision Blizzard, fraîchement racheté il y a trois mois. Le groupe invoque la nécessité de réduire ses coûts et de se concentrer sur les projets les plus porteurs. Mais ce coup de rabot brutal intervient alors que d’autres mastodontes du secteur, comme Riot Games ou Twitch, viennent également d’annoncer des plans sociaux massifs. Preuve que même les géants prospères de la tech ne sont pas à l’abri de licenciements ravageurs. L’avenir de vos consoles préférées est-il menacé ?

Xbox et Activision :  une fusion qui entraîne des doublons

Xbox est dans le dur en ce moment. Après avoir annoncé la fin du stockage illimité de vos photos et vidéos et avoir vu le programme Microsoft Rewards supprimé, Microsoft a récemment pris la décision de licencier 1.900 salariés de sa filiale de consoles Xbox et d’Activision Blizzard.

Cette décision intervient un peu plus de trois mois après avoir finalisé l’acquisition de l’éditeur de jeux vidéo. Le chiffre annoncé représente environ 9% des 22.000 employés affectés aux jeux vidéo et a été confirmé par Microsoft dans un courrier interne publié par plusieurs médias américains.

Phil Spencer, responsable des jeux vidéo chez Microsoft, a signé le message interne et explique cette décision par le souhait de calibrer l’entité avec une structure de coûts soutenable. Il a fait état de doublons et de l’intention de Microsoft d’accorder la priorité aux projets générateurs de croissance potentielle. Mike Ybarra, président d’Activision Blizzard, a également confirmé une vague de suppressions de postes ainsi que son départ immédiat, qualifiant cette journée d’incroyablement difficile.

Des temps difficiles pour l’industrie du jeu vidéo

Ces suppressions de postes surviennent dans un contexte difficile pour l’industrie du jeu vidéo, où plusieurs acteurs majeurs ont également annoncé des licenciements. Riot Games, éditeur du jeu League of Legends et filiale du groupe chinois Tencent, a récemment indiqué la réduction prochaine de ses effectifs de 11 %, soit 530 emplois. Début janvier, la plateforme de streaming Twitch, filiale d’Amazon et appréciée des gamers, a annoncé son intention de se séparer de 500 employés, ce qui représente environ un tiers de l’ensemble.

En 2023, Microsoft avait déjà procédé à des suppressions d’emplois massives, avec une première vague de 10.000 licenciements annoncée en janvier, suivie d’une autre durant l’été. Le syndicat des métiers de la communication (CWA) a réagi à cette annonce en rappelant que même lorsque vous travaillez pour une entreprise prospère au sein d’une industrie extrêmement rentable, vous n’êtes pas protégés si vous n’avez pas de représentant syndical.

  • Seuls quelques employés chez Microsoft sont syndiqués, notamment chez la filiale de jeux vidéo ZeniMax Media.
  • Le CWA encourage les équipes de Microsoft dédiées aux jeux vidéo et l’ensemble du secteur à se rassembler et exercer leur droit à la représentation syndicale.
  • L’activité syndicale est généralement faible dans le secteur technologique.

En décembre 2023, Microsoft s’était engagé, dans le cadre d’un partenariat avec le puissant syndicat américain AFL-CIO, à adopter une position de neutralité en matière syndicale. Cela signifie que le groupe ne cherchera pas à dissuader ses employés qui souhaiteraient former une organisation syndicale.

Cette nouvelle vague de licenciements chez Microsoft touche durement l’industrie du jeu vidéo et soulève des questions sur la stabilité des emplois dans ce secteur. Mais il ne semblerait toutefois pas que l’avenir de vos consoles préférées soit impacté par ces décisions à moyen terme. Le souhait de Microsoft relève davantage de la restructuration que d’un changement complet de politique. Pour le moment vos jeux vidéos ne sont donc pas menacés.

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