Les écrans sont omniprésents dans notre quotidien, suscitant des inquiétudes quant à leur impact sur la santé et le développement des jeunes. Plusieurs études ont tenté de déterminer si les écrans sont réellement nocifs pour les enfants et les adolescents. Dans cet article, nous explorerons les résultats de ces recherches et tenterons de répondre à la question : les écrans sont-ils vraiment dangereux pour les jeunes ?
Les écrans face aux critiques
De nombreuses études se sont penchées sur l’impact des écrans sur le bien-être et le développement des jeunes. Parmi elles, une étude publiée en 2019 s’est intéressée à 350 000 adolescents âgés de 12 à 18 ans.
Cette étude a révélé que l’effet négatif des écrans sur le bien-être des jeunes est très limité, voire négligeable, ne représentant que 0,4% des variations observées que l’on parle de télévision, d’ordinateur ou de casque de réalité virtuelle.
Il est donc important de relativiser l’impact des écrans sur la santé des jeunes. Comme le souligne certains docteur en psychologie : si un psychothérapeute s’occupe du temps d’écran d’un jeune patient, il pourra améliorer son état de 0,4%. Un chiffre peu significatif comparativement à d’autres facteurs pouvant influencer le bien-être des adolescents.
Les écrans : symptômes plutôt que causes de problèmes
Certaines études ont montré des associations délétères entre le temps passé devant les écrans et le développement des jeunes, notamment au niveau du langage. Ces associations disparaissent généralement lorsque les facteurs socio-économiques sont pris en compte.
Selon une chercheuse, le temps passé devant un écran doit plutôt être considéré comme un symptôme de potentielles difficultés dans l’environnement familial que comme une cause de troubles psychologiques.
Une étude publiée en 2023 met en avant une corrélation entre l’exposition excessive des enfants aux écrans et les troubles du développement.
Cette corrélation ne signifie pas forcément une relation de cause à effet. Les auteurs de l’étude évoquent notamment l’absence d’interactions entre l’enfant et son entourage pendant l’utilisation de l’écran, qui pourrait être un facteur contribuant aux difficultés observées.
Le rôle problématique du design des plateformes
Les préoccupations concernant l’exposition aux écrans ne se limitent pas aux enfants, mais touchent également les adolescents et préadolescents, notamment en ce qui concerne l’impact sur leur santé mentale de certaines plateformes très populaires, comme TikTok et Instagram. Ces applications peuvent fragiliser le bien-être et la perception de soi des jeunes, en particulier les jeunes filles.
Les professionnels soulignent le rôle du design de ces applications dans les difficultés rencontrées par certains utilisateurs.
Le fil infini de contenus, par exemple, peut exposer des individus fragiles à une multitude d’images et de défis mettant en avant des corps parfaits, accentuant ainsi les problèmes liés à la perception qu’ils ont de leur propre corps.
Il est important de rappeler que l’utilisation des médias sociaux n’est pas la cause directe de troubles tels que l’anorexie ou la boulimie, qui sont liés à des parcours singuliers et complexes.